
- Moving with waters - grief ritual comme soin collectif
Un moment de partage pour les personnes queers qui cherchent à être en lien collectivement autour de la thématique du deuil. Une invitation à se rassembler, honorer nos présences et partager ce qui nous traverse dans ce monde en feu.
Ici le deuil ne représente pas uniquement le décès d'être chers mais aussi toute la complexité des sentiments lié à la perte et à la transformation qu'elle soit matérielle, corporelle, émotionnelle, spirituelle,... Connecter avec ce que nous avons perdus nous permet de transformer des émotions qui stagnent et nous donne parfois le sentiment d'être bloqué. C'est être en lien avec ce qui est en vie.
Ensemble et à travers une écoute active nous pouvons à la fois adopter une position de témoin et/ou de témoignages. Une approche somatique invitant le corps est proposée en ouverture et fermeture afin de faire l'expérience d'un moment facilement intégrable pour nos corps parfois sensibles.
Tu traverse un burn out, tu te sens isolé.e, tu as perdu un/des être.s cher.s, tu te sens impuissant.e face à la situation politique, au climat, tu as peur pour le futur, tu viens de terminer une relation importante, tu as envie de connexion, d'être en lien, de retrouver du sens dans le fait d'être ensemble.
Que tu sois verbal ou non verbal, en forme ou épuisé.e, novice, confus.e, septique ou confident.e ; Tu es lea bienvenu·e.
Aucune expérience n'est nécessaire pour participer. Nous de demandons juste de ramener avec toi un objet qui est en lien avec ce que tu traverses.
La facilitation se fait en français mais vous pouvez partager dans la langue qui vous convient le mieux.
de 16h à 18h30 , 10 personnes max - L'atelier se termine vers 18h, il est possible de rester jusque 18h30 si vous avez envie de connecter, vous poser, une écoute particulière.
Prix : Solidaire 10euro - 30 euro Soutien ( Contactez nous si le prix est un frein pour votre participation )
Est ce que je dois avoir perdu un.e proche pour participer ?
Non. La notion du deuil est multiple. Cela peut concerné la perte d'une partie de soi, un changement d'identité, une rupture amicale/amoureuse, une maladie chronique, un handicap, un licenciement,..
Nous valorisons aussi les dimensions plus collective : l'impuissance face aux génocides, les dégâts de la crise climatique, la fragmentation que le système capitalisme nous impose,...
Quel est le type d'écoute, de partage ?
> Le tour de parole de chacun varie entre 5 et 8 min par personnes.
> L'écoute en tant que témoin : pas d'interruption, pas de conseil, pas de comparaison avec votre propre expérience
> On parle à partir de notre propre expérience, en utilisant la première personne du singulier « je ».
> Etre attentif au groupe : Bien sûr le partage d'expériences personnelles est bienvenu. Cela dit nous sommes touste en résonnance et portons des réactions différentes sur certains sujets sensibles. Nous vous invitons à limiter la mention de trop de précisions sur les détails de vos vécus.
> Respect de la confidentialité : tout ce qui se dit lors de l'évènement reste dans le lieux. Evitez la mention des personnes présentes en dehors de l'espace.
> Tous les vécus ont de l'importance et méritent d'être partagés.
J'ai peur d'être dépassé par mes émotions
Oui, c'est assez logique que cela semble vertigineux au premier abord, surtout que nous vivons dans un système ou la notion de deuil est encore perçue comme tabou, non profitable et que notre capacité à y faire face nous à été retirer au fur et à mesure des siècles.
A l'inverse de ce qu'on pourrait penser, créer des espace pour traverser nos deuils n'amène pas plus de peine au contraire cela nous reconnecte à nos envies de vivre, de lutter, d'apprécier, d'aimer et à étendre notre capacité à être présent dans nos communautés.
Le rythme que nous proposons est lent et doux avec des exercices d'intégrations. Nous ne sommes pas à la recherche de catharsis, d'intensité mais plutôt de rester dans une zone relativement confortable et digeste.
Nous vous invitons à prendre la place qui vous semble être la plus approprié. Vous pouvez juste écouter sans partager. Vous pouvez écrire si c'est plus accessible pour vous. Vous pouvez faire des pauses, quitter les lieux si cela ne vous correspond pas.
Cela dit, ces ateliers ne substituent pas à un espace thérapeutique. Vous restez responsable de votre implication émotionnelle. Assurez-vous d'avoir le soutien individuel nécessaire en dehors de cet espace. Si vous avez des questions ou des besoins particuliers, n'hésitez pas à nous écrire.
Est ce que la notion de rituel est en lien avec la religion, la spiritualité ?
Non l'aspect rituel n'est pas en lien avec une quelconque religion.
Quand à la spiritualité, c'est différent pour tout le monde. On peut en y voir si c'est quelque chose qui nous parle mais ce n'est pas obligatoire, cela n'altère en rien le processus.
L'idée du rituel est surtout de matérialiser une intention à un moment choisis afin que l'expérience soit tangible et prenne sens. Nous utilisons des éléments ( au mieux locaux ) qui ne s'approprient pas à d'autres cultures.
Leo Luna voit la spiritualité comme l'acte de présence avec tout ce qui nous entoure. Notre corps, notre esprit, ce qui nous traversent est en connexion avec les autres, leurs histoires, l'environnement, le monde que nous partageons, nos mémoires collectives passées, notre présent, nos ancêtres et au delà.
