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Etant assistant·e en psychologie, praticien·ne en danse-thérapie et danseureuse, ma pratique se situe au croisement du mouvement, du soin, de la création et des approches psychocorporelles. Elle s'appuie autant sur ma formation et mon expérience professionnelle que sur mon histoire personnelle avec la danse, qui m'accompagne depuis l'enfance. Cette trajectoire continue aujourd'hui d'orienter ma manière d'envisager le corps, le mouvement et la relation thérapeutique. 

Je considère la danse comme un langage accessible à toustes. Elle ne se limite ni à une technique, ni à une esthétique particulière, ni à une certaine manière d'habiter son corps. Bien avant de découvrir la danse-thérapie, j'ai expérimenté la danse comme un espace intime de régulation, d'expression, d'imagination et de transformation. Vivre la danse comme une pratique de soin de soi et même parfois comme une voie de guérison a profondément façonné ma pratique actuelle.

Ma pratique est aussi traversée par ma propre position dans le monde. Je suis une personne assignée femme à la naissance et je me reconnais dans une identité de genre fluide. Je me définis également comme une personne bisexuelle (dans sa définition non binaire). Je suis une personne blanche, issue d'un milieu social privilégié situé dans la bourgeoisie diplômée et aisée, et je ne suis pas concerné·e personnellement par le handicap moteur. Politiquement, je m'identifie aujourd'hui comme antifasciste d'extrême-gauche anticapitaliste et féministe à visée intersectionnelle. 

Ces différentes dimensions influencent ma manière d'habiter mon corps, d'entrer en relation et d'accompagner les personnes que je rencontre. Les nommer me semble important, non pas pour figer mon identité, mais pour reconnaître que toute pratique de soin est située. Je ne crois pas en une posture de neutralité. Mon travail s'inscrit dans une réflexion continue autour des rapports de pouvoir, des normes sociales et des différentes formes de privilèges et d'oppressions qui traversent nos expériences corporelles, nos trajectoires et nos espaces de soin. 

Approche inclusive du mouvement

Je cherche à créer des espaces où il devient possible d'explorer le mouvement sans devoir répondre aux injonctions de performance, de maîtrise technique ou de conformité esthétique.

Danser peut commencer par un geste, un déplacement, une respiration, un rythme ou même par une envie de ne pas bouger. Il n'existe pas de bonne manière de participer. Chacun·e est invité·e à avancer à son propre rythme, en fonction de ses besoins, de ses ressources et de ses limites.

Ma pratique est nourrie par la danse-thérapie, les approches psychocorporelles et la psychologie. J'y associe différentes médiations : mouvement, improvisation, parole, relaxation, visualisation, travail symbolique, supports créatifs,... Je m'intéresse particulièrement aux allers-retours entre l'expérience corporelle et l'expérience psychique, sans considérer que l'une doive nécessairement expliquer l'autre.

Le consentement, la sécurité et le respect des limites occupent une place centrale dans mon accompagnement. Les propositions sont toujours adaptables et pensées pour accueillir la diversité des corps, des capacités et des vécus.

Pratique située et politique

Mon parcours personnel m'a confronté·e très tôt aux normes qui traversent les espaces de danse ; normes liées au corps, à l'âge, à la technique ou à la légitimité artistique. Ces expériences ont nourri une réflexion critique sur les mécanismes d'exclusion présents dans certaines institutions et continuent d'influencer ma manière d'accompagner aujourd'hui.

Une part importante de ma pratique s'est construite dans des espaces militants, communautaires et autogérés à Bruxelles. J'ai notamment débuté les accompagnements psychocorporels dans une occupation queer forestoise et j'ai également participé à la création d'espaces de réflexion autour des liens entre care, militantisme et pratiques de soin communautaire.

Ces expériences ont renforcé une conviction qui traverse aujourd'hui l'ensemble de mon travail : le soin ne se réduit pas à une rencontre individuelle dans un cabinet. Il peut également être collectif, situé, accessible et inscrit dans les espaces que nous habitons ensemble. Pour moi, prendre soin implique aussi de reconnaître les dimensions sociales et politiques qui façonnent nos corps, nos trajectoires et nos manières d'être au monde.

Les personnes que j'accompagne

J'accueille des personnes aux parcours, aux expériences et aux rapports au corps très variés. Je travaille notamment avec des personnes qui souhaitent :

J'accorde une attention particulière aux personnes qui ont pu se sentir exclues des espaces de danse traditionnels : personnes grosses, handicapées, neurodivergentes, queers, âgées ou convaincues qu'elles ne savent pas danser. Je souhaite contribuer à construire des espaces dans lesquels chacun·e puisse expérimenter le mouvement sans avoir à justifier sa présence ou sa légitimité.

FAQ

Est-ce qu'il faut savoir danser ?

Non !

Il n'est pas nécessaire d'avoir une expérience de la danse, ni de connaître des pas ou des techniques particulières. Les propositions partent de ce qui est là et peuvent être adaptées aux possibilités de chaque personne.

Il n'y a pas de « bon » corps pour danser et pas de niveau minimum à atteindre.

Comment se déroule une séance ?

Une séance commence généralement par un temps d'accueil et d'échange. Nous pouvons prendre un moment pour voir comment vous arrivez, ce dont vous avez besoin et ce que vous avez envie d'explorer.

Je propose ensuite différentes expériences corporelles ou créatives, qui peuvent être très guidées ou au contraire laisser davantage de place à l'improvisation.

Une séance peut inclure du mouvement, de la danse, de la musique, de la respiration, de la visualisation, de l'imaginaire, des supports graphiques ou d'autres propositions.

Nous terminons par un temps d'intégration et de retour, afin de prendre le temps de revenir sur ce qui a été vécu.

Faut-il bouger tout le temps ?

Non.

Observer, écouter, imaginer, respirer ou rester immobile peuvent aussi être des manières de participer.

Le mouvement proposé est toujours adaptable aux capacités et aux limites de chaque personne.

Est-ce une thérapie ?

Cela dépend du cadre proposé. Je propose des accompagnements psychocorporels et je suis actuellement en formation certifiante en danse-thérapie. Ce que je propose ne se substitue pas à une thérapie clinique, mais propose une autre façon d'explorer et de mettre en jeu sa façon d'être au monde.

Dans un atelier de danse adaptée, nous pouvons travailler le mouvement, le rythme, la coordination, l'improvisation, la créativité et la relation au groupe. Dans un accompagnement de danse-thérapie, l'objectif est davantage d'explorer ce que le mouvement peut permettre en termes d'expression, de symbolisation, de relation et de soin.

Les deux approches peuvent cependant se rencontrer. Lorsque les séances s'inscrivent dans un cadre thérapeutique, celui-ci est défini ensemble en fonction de la demande, des besoins et des possibilités de chacun·e.